D’après une enquête de l’Agence France-Presse portant sur 7 299 stations, les prix du SP95 et SP98 ont atteint leur plus haut niveau depuis le début de la guerre contre l’Iran, lancée il y a plus de deux mois par les États-Unis et Israël. Le prix du litre de super sans plomb SP95-E10, l’essence la plus consommée dans le pays, était en moyenne mercredi 6 avril à 2,038 euros. C’est 32 centimes de plus (+18,47 %) par rapport au 27 février, veille des premières frappes sur l’Iran. Le SP98 s’affichait à 2,123 euros le litre une hausse de près de 30 centimes (+16,29 %). Face à cela le gouvernement a adopté quelques mesurettes et se refuse toujours à s’en prendre aux sur-profits des raffineurs et des distributeurs. Bien mieux, le principal d’entre eux, TotalEnergies, accusé notamment de « profiter de la guerre » après avoir révélé ses records de bénéfices au premier trimestre, a menacé les pouvoirs publics d’arrêter son plafonnement du prix des carburants dans ses stations-service en cas de surtaxe sur ses profits. Et, comme d’habitude, le gouvernement se couche…