L’annonce de la candidature de Mélenchon a pris tout le monde de vitesse parmi les seconds couteaux des organisations de la gauche parlementaire qui patinent depuis des mois dans leur propre bourbier des primaires. Et hop ! voilà un nouveau drama au sein de la direction du PS, une re-poussée du col de Hollande, des jérémiades de Marine Tondelier, une leçon de « démocratie » de la part de Ruffin… Glucskman, lui, la joue solo depuis longtemps : de toute façon, il n’est pas à gauche.
Tous sont en réalité coincés par deux pôles bien marqués : Le Pen-Bardella au Rassemblement national, et Mélenchon à LFI. Tous sont convaincus que Le Pen, ou son remplaçant Bardella, sera présente au second tour. Leur problème est donc d’arriver devant Mélenchon pour avoir une chance d’emporter le duel…
En attendant, tous ces politiciens tournent en rond comme des poissons dans un bocal, ressassant leurs « différences ». Sans intérêt.
M. D.