Comme chacun sait, le ministère de la Santé est à la recherche d’économies. Il a donc chargé l’Inspection générale des affaires sociales de plancher sur les agences sanitaires, la Sécurité sociale et les hôpitaux publics. Sans oublier bien sûr l’hospitalisation privée qui représente 18 % des dépenses de l’Assurance maladie. Mais pour cette dernière mission, la ministre, Stéphanie Rist, a désigné à la tête du comité stratégique, censé définir les grandes orientations, un certain Sébastien Proto. Ce dernier n’est autre que le patron d’Elsan, le principal groupe de santé privée du pays qui possède pas moins de 217 cliniques et hôpitaux. Et, par le plus grand des hasards, il s’avère qu’il est aussi un copain de promo de Macron à l’ENA. Sûr que Proto va faire preuve d’indépendance, d’impartialité et de neutralité lorsqu’il examinera les finances de ses propres établissements et celles des autres groupes. C’est en quelque sorte la santé privée contrôlée… par elle-même. Tout baigne…