Lundi 11 mai, les 27 pays de l’UE se sont entendus pour brandir la menace de sanctions contre les organisations soutenant les nouvelles opérations de colonisation israélienne en Cisjordanie : les potentiels avoirs dans l’UE de quatre organisations de colons extrémistes coupables de violence seraient gelés ; leurs responsables interdits d’entrer dans les pays de l’Union. Ce serait une grande avancée que seul le gouvernement d’extrême droite hongrois, qui vient de chuter, bloquait jusque-là et que même la très réactionnaire Meloni d’Italie a entérinée. C’est dire que ça ne va pas bien loin.
Quant à l’idée un peu plus osée de suspendre les accords d’association entre les pays de l’UE et Israël, elle n’a pas été retenue : on peut refuser quelques passeports, mais surtout aucun contrat d’affaires !
Le même jour, l’armée israélienne menait des raids dans les localités de Beita et Odala au sud de Naplouse et celles de Birzeit et Kobar près de Ramallah dans cette Cisjordanie officiellement palestinienne, où les colonies continuent à s’implanter avec l’aide de l’armée qui intervient pour terroriser la population et l’obliger à fuir avant que des bulldozers ne viennent raser leurs maisons.
Olivier Belin