L’hiver dernier a connu quarante jours de pluie consécutifs, soit la série la plus longue jamais enregistrée par Météo-France. Triste record lorsque l’on sait que les sols saturés de pluie, ou rendus imperméables par l’artificialisation galopante, ont favorisé un enchaînement d’inondations dévastatrices : crues, submersions marines, remontées de nappes phréatiques, etc.
Entre janvier et février 2026, pas moins de trois tempêtes (Goretti, Nils, Pedro) ont touché l’ouest et le sud de la France. Alors que l’État accourt au chevet des « entreprises sinistrées », ce ne sont pourtant pas les patrons qui sont en première ligne mais bien les travailleurs qu’ils exploitent. Comme ce chauffeur routier mort écrasé par un arbre tombé sur son véhicule pendant la tempête Nils. Ou cet électrotechnicien qui, la même nuit et de la même façon, a été écrasé alors qu’il avait été appelé en urgence pour réparer une panne dans son usine.
Sommaire du dossier paru dans le numéro 57 de Révolutionnaires
- Alerte, la planète prend l’eau !
- Inondations et changement climatique : un avenir sombre et incertain
- Un aménagement de classe pour une société de classe
- Des compagnies d’assurances noyées… sous les profits
- Déluges et crues en Asie du Sud et du Sud-Est
- Tempêtes hivernales en France : les travailleurs en première ligne
- Inondations de Valence : une catastrophe qui n’a rien de naturel
- Face aux inondations, comment éviter le naufrage ?