En 2021, l’Organisation météorologique mondiale expliquait dans son rapport que le nombre de catastrophes naturelles avait été multiplié par cinq depuis cinquante ans. Ouragans, tempêtes, inondations, sécheresses et canicules deviennent à la fois plus fréquents et plus intenses, à cause de l’aggravation du changement climatique.
La question des inondations montre d’ailleurs que le problème n’est pas uniquement le changement climatique : la population fait les frais des choix des capitalistes dans l’organisation même des villes. Les conséquences des inondations sont systématiquement aggravées, et de nombreux dégâts humains et matériels tout à fait évitables ne sont pas anticipés ni empêchés. Que ce soit en France, en Espagne ou, à fortiori, dans des pays pauvres comme le Bangladesh ou le Pakistan, l’actualité montre qu’il y a urgence à changer en profondeur la société pour éviter les prochains désastres. Des désastres prévisibles, mais qui ne pourront être évités que si la population, aidée des scientifiques, décide à la place des irresponsables à la tête de l’État et des conseils d’administration.
Robert Klimt
Sommaire du dossier paru dans le numéro 57 de Révolutionnaires
- Alerte, la planète prend l’eau !
- Inondations et changement climatique : un avenir sombre et incertain
- Un aménagement de classe pour une société de classe
- Des compagnies d’assurances noyées… sous les profits
- Déluges et crues en Asie du Sud et du Sud-Est
- Tempêtes hivernales en France : les travailleurs en première ligne
- Inondations de Valence : une catastrophe qui n’a rien de naturel
- Face aux inondations, comment éviter le naufrage ?