
1 300 morts l’hiver dernier en Asie du Sud-Est entre novembre et décembre du fait d’inondations meurtrières en Indonésie, au Sri Lanka, en Thaïlande et en Malaisie. Sur la seule île de Sumatra, en Indonésie, 900 000 personnes ont dû être évacuées du fait des crues et glissements de terrains, phénomènes aggravés par la déforestation pour l’exploitation des mines et les plantations de palmiers à huile des capitalistes locaux. Ces épisodes sont de plus en plus réguliers, les pluies torrentielles de la mousson sont aggravées par le changement climatique et exposent presque un milliard de personnes aux inondations en Asie du Sud et du Sud-Est, la région la plus touchée au monde1 selon la Banque mondiale.
Au Pakistan en 2022, 33 millions de personnes avaient étaient touchées et une partie du pays transformée en véritable lac laissant les habitants sans abri ni eau potable ou électricité. Au Bangladesh, la situation est telle que la quasi-intégralité des 170 millions d’habitants est menacée sous les effets de la montée des eaux et des crues du Gange-Brahmapoutre.
J. B.
Sommaire du dossier paru dans le numéro 57 de Révolutionnaires
- Alerte, la planète prend l’eau !
- Inondations et changement climatique : un avenir sombre et incertain
- Un aménagement de classe pour une société de classe
- Des compagnies d’assurances noyées… sous les profits
- Déluges et crues en Asie du Sud et du Sud-Est
- Tempêtes hivernales en France : les travailleurs en première ligne
- Inondations de Valence : une catastrophe qui n’a rien de naturel
- Face aux inondations, comment éviter le naufrage ?