Depuis plusieurs années, Macron avait fait de la baisse durable du chômage un marqueur de sa politique économique et une promesse qui se voulait « emblématique » de son second quinquennat. L’objectif affiché était clair : faire tomber le taux de chômage à 5 %, ce qu’il considérait comme celui du plein emploi. Pour ce faire, il a multiplié les mesures répressives à l’égard des demandeurs d’emploi, s’attaquant pêle-mêle au montant et à la durée de leur indemnisation, imposant des sanctions pour tout manquement administratif, etc. Mais rien n’y a fait. Dès février, l’Insee attestait d’une hausse de 0,6 point sur un an, pour atteindre 7,9 % et au premier trimestre la barre des 8 % était dépassée. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, vient de reconnaître que l’objectif fixé par le chef de l’État était inatteignable. Ce qui n’empêchera évidemment pas le gouvernement de continuer à matraquer les chômeurs et les plus modestes et à leur faire les poches… au nom notamment du retour au plein emploi.