La peine de mort ne s’est jamais aussi bien portée dans le monde. Dans son rapport annuel consacré au sujet, Amnesty International recense 2 707 exécutions capitales pour l’année 2025, soit une hausse de 78 % par rapport à 2024. Elle a été appliquée dans 17 pays aux premiers rangs desquels l’Iran, qui représente 80 % des exécutions (2 159) recensées par l’ONG. On trouve ensuite l’Arabie saoudite (356 exécutions), puis le Yémen (51 exécutions), les États-Unis (47 exécutions) et l’Égypte (23 exécutions). Outre Atlantique, l’administration Trump a franchi une nouvelle étape en avril 2026, en autorisant, au niveau fédéral, les pelotons d’exécution, l’électrocution et l’inhalation de gaz mortel en plus de l’injection létale. Pour rappel, la peine de morts est toujours en vigueur dans 27 des 50 États fédéraux. Quant à la Chine, elle ne figure pas dans le classement, car les exécutions sont classées « secret d’État ». Mais Amnesty estime que plus de 1 000 personnes ont été exécutées l’an dernier. Dans 86 pays, la peine de mort, survivance d’une justice barbare, n’a toujours pas été abolie.