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La question des frais d’inscription relancée à Grenoble INP

Le groupe d’école d’ingénieur public Grenoble-INP remet à l’ordre du jour l’augmentation des frais d’inscriptions, six mois après des premières délibérations en décembre 2025 qui avaient déjà fait débat. Pour rappel, le projet de l’administration était de mettre en place une modulation des frais d’inscription selon le revenu des parents, avec un niveau maximal de 6000 euros. Pour les étudiants étrangers, les frais seront fixés à 6000 euros. La politique tarifaire de Grenoble-INP rejoint celle du plan xénophobe « Bienvenue en France » qui vise à faire payer les étudiants étrangers 3000 euros pour une année de licence et 4000 euros pour une année de master. Les arguments avancés sont le manque de moyens des écoles du groupe, avec des frais de scolarité inférieurs à la majorité des autres écoles. Ce sont les conséquences directes du désengagement de l’État dans le financement de l’enseignement supérieur qui veut faire payer le droit d’étudier aux étudiantes et étudiants directement.

Alors qu’il est de plus en plus difficile pour les jeunes issus des classes populaires d’accéder à l’enseignement supérieur, il faut dénoncer ce racket et se mobiliser contre ces attaques injustes qui restreignent encore plus l’accès des écoles de Grenoble-INP. Des AG étudiantes sont prévues à la rentrée pour s’opposer à la hausse des frais d’inscription. Plus ces rassemblements seront importants, plus le message de contestation envoyé sera fort. La hausse des frais d’inscription est un pas de plus vers la privatisation des écoles d’ingénieurs, qui donne de plus en plus de pouvoirs aux grands patrons sur ces écoles et leurs formations.

Correspondant