À l’appel des syndicats, les salariés de Samsung, le géant sud-coréen des semi-conducteurs, étaient appelés à cesser le travail pour une grève de 18 jours pour des augmentations de salaire d’au moins 7 %. Avant même de débuter, la grève avait ébranlé le pays. La présidence de la République avait exprimé « ses profonds regrets » après un premier échec des négociations entre les syndicats et la direction et le Premier ministre estimé qu’« un seul jour de débrayage à l’usine de semi-conducteur de Samsung Electronics coûterait jusqu’à 1 000 milliards de wons [environ 574 millions d’euros] de pertes directes ». Finalement, sans aucun arrêt de travail, la direction a accordé une augmentation de 6,2 % de la masse salariale et 12 % des bénéfices reversés sous forme de primes. Ce qui a entrainé de vives protestations… d’un groupe d’actionnaires qui a annoncé user « de tous les moyens légaux disponibles » pour « bloquer tout décaissement de fonds ». Mauvais perdants…