Encore une « réunion stratégique » à l’Élysée. Une des plus. Cette fois Macron a plastronné devant un parterre de chefs d’entreprises et d’organisations professionnelles du BTP, de l’industrie et de l’énergie. Thème abordé : appeler à « une mobilisation collective pour rendre le passage à l’électrique naturel et désirable » qui, parait-il, permettra au pays de devenir plus indépendant, plus compétitif, de créer davantage d’emplois et de bien être. C’est comme si c’était fait. Et, au passage, de vanter pêle-mêle les vertus des pompes à chaleur, des voitures électriques et de… l’énergie nucléaire. Tout en félicitant les présents d’être « l’équipe de France de l’électrification » avec au premier plan Stellantis, mais aussi l’opérateur de recharge Electra, Lidl France, Leclerc, Renault ou encore Enedis. Autant de patrons qui, sous prétexte d’aider à décarbonater l’économie, continueront à recevoir dans les années qui viennent des milliards d’euros de subventions de la part de l’État. Si l’abandon des énergies fossiles est une nécessité écologiste, changer d’énergie n’empêchera nullement la pollution, mais surtout l’exploitation, de continuer sous d’autres formes. Car c’est la société capitaliste qu’il faut renverser et pas seulement un modèle énergétique.