Le maire d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, a engagé une procédure disciplinaire contre deux militants de SUD-CT, Djelloul Kheris, animateur auprès des enfants, et Fabienne Payen, employée à l’état civil. Cette procédure à rebondissements a fini par aboutir en mai dernier sur respectivement deux et un an d’exclusion de la fonction publique pour Djelloul et Fabienne.
Le maire-patron d’extrême droite se croit tout permis : il était allé jusqu’à traiter sur les réseaux sociaux Djelloul Kheris de SUD-CT et d’autres militants de « cloportes » à l’occasion d’une manifestation contre le génocide à Gaza à Arras. Il reproche tout simplement aux camarades leur militantisme syndical et dans le cas de Djelloul son engagement associatif : un des prétextes de la mise à pied de deux ans est l’apparition de Djelloul dans la vidéo de présentation d’un documentaire sur la lutte de l’association culturelle l’Escapade que Briois a expulsée de son lieu
d’hébergement il y a un peu plus d’un an. Écraser toute voix dissonante et s’acharner tout particulièrement sur les militants ouvriers : l’extrême droite applique avec entrain cette politique patronale en vogue à l’heure actuelle.
Le 3 juillet, le tribunal administratif a rendu en urgence un jugement dévastateur pour le maire : il établit l’absence de faute et l’existence d’une discrimination syndicale et ordonne la réintégration de Djelloul et Fabienne, sous peine de paiement d’une astreinte.
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