Abolfazl Sepahi, 23 ans, et Amir Safari, 28 ans, ont été pendus en place publique à Ispahan, au petit matin le 28 juillet dernier. Les deux hommes figuraient sur une liste d’au moins douze personnes reconnues coupables et condamnées à mort pour avoir participé à des manifestations contre le régime en janvier 2026. Deux autres personnes avaient été exécutées dans la prison de la même ville, le 19 juillet. Le régime avait préparé ces exécutions publiques dès la veille au soir, érigeant une estrade et une grue mobile visible de tous sur une place du centre ville où, selon les autorités iraniennes, quatre policiers avaient été tués à cet endroit précis dans des affrontements avec des manifestants, lors des rassemblements anti-régime du début de l’année. Malgré les dangers encourus plusieurs centaines de personnes s’étaient massées près du lieu d’exécution pour manifester leur opposition aux mollahs et aux Gardiens de la Révolution et scander des slogans contre la police. Elles ont été finalement dispersées par les unités anti-émeutes. Cependant, en dépit de la répression féroce, qui a fait plus de 1 600 victimes l’an dernier, des Iraniens continuent de se mobiliser pour crier leur haine de cette dictature sanglante.