En déplacement en Vendée dans le cadre de sa campagne présidentielle, Gabriel Attal, le candidat de Renaissance à la présidentielle, a stigmatisé les gens du voyage. Il a demandé le durcissement de la législation les concernant en les accusant pêle-mêle d’occupation illégale de terrain, de dégradations, de vol d’électricité, etc. Quelques jours plus tôt, il déclarait au Journal du dimanche : « Année après année, les installations sauvages et illégales des gens du voyage gâchent la vie des maires et des Français. » Ces déclarations à l’emporte-pièce, stigmatisant une population déjà confrontée à de fortes discriminations, ont fait réagir associations et défenseurs des droits qui déplorent une vision réductrice qui occulte les difficultés d’accueil et les obligations des collectivités à leur encontre. Une forme primaire d’anti-tsiganisme dans la droite ligne des propos xénophobes qu’il tient à l’encontre des migrants.