Selon l’agence Santé publique France la canicule qu’a connue le pays du 8 au 19 août dernier a provoqué une surmortalité d’au moins 280 personnes, soit une hausse de 5 %. Ces morts s’ajoutent aux 480 morts en excès enregistrés lors de la première canicule de juin-juillet. L’agence souligne que « cette mortalité en excès n’est observée que chez les personnes âgées de 75 ans et plus » et poursuit que ces premières données « soulignent l’importance de mettre en place des mesures de prévention pour diminuer l’impact de la chaleur, durant les canicules, mais aussi durant tout l’été » alors que les vagues de chaleurs ont tendance à se multiplier sur fond de réchauffement climatique. On est évidemment très loin de la canicule d’août 2003 qui avait causé environ 15 000 décès. Depuis lors certaines mesures ont été prises, notamment dans les Ehpad et les hôpitaux, pour que les personnes âgées puissent trouver refuge dans au moins une salle climatisée lors des grosses chaleurs. Mais les personnes du troisième et du quatrième âges qui vivent seules dans des logements insalubres, mal ou pas du tout isolés, sont toujours aux premiers rangs des victimes. Là ce sont des millions d’euros qu’il faudrait investir. Mais pour ça on ne trouve pas d’argent, contrairement à l’armement.