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Bordeaux : 44 degrés au Centre hospitalier universitaire

Il y a quelques jours, le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, droit dans ses bottes et sans complexe, affirmait que les hôpitaux sauraient faire face à la canicule. Mais à quel coût pour les patients et les soignants ? Cela il ne le précisait pas. Un bon exemple de la situation sur le terrain est celui du CHU de Bordeaux auquel s’est intéressé le journal Sud Ouest. Là on constate l’absence totale de climatisation dans certains bâtiments vétustes qui abritent notamment la pédiatrie et la maternité. Interviewée par le quotidien régional une auxiliaire en puériculture raconte : « On travaille avec des pains de glace dans les blouses pour se rafraîchir. Depuis des années on dénonce cette situation l’été. Nous n’avons pas de volets roulants aux fenêtres, pas d’occultants. On en réclame, ça n’a jamais venu. Lundi, plusieurs enfants ont fait des malaises en raison de la chaleur. Les conditions d’accueil sont intenables pour les enfants malades, et nos conditions de travail sont très difficiles. » Dans certaines salles d’accouchement et de travail, qui accueillent les femmes enceintes, on tend des draps mouillés aux fenêtres pour tenter de faire baisser la température qui à certains endroits atteint les 44 degrés. Mais à part ça, comme dirait Rousseau, tout baigne !