Médiapart a rendu publics certains éléments d’un rapport remis à la justice en janvier par les enquêteurs de l’Office français de la bio-diversité et des gendarmes de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement. D’où il ressort de ces investigations que Nestlé Waters non seulement traite illégalement les eaux minérales en bouteille de ses marques Hépar et Contrex, qui n’ont de minérales que le nom et contiennent des micro-plastiques en pagaille, mais de plus est responsable d’une grave pollution des sols et des eaux dans les Vosges. La multinationale est poursuivie depuis 2021 pour avoir maintenu en l’état quatre sites de décharge sauvage de déchets sur les communes vosgiennes de Contrexéville, Crainvilliers, Saint-Ouen-les-Pareys et They-sous-Montfort. L’ensemble représente un volume de près de 474 000 m³, l’équivalent de 126 piscines olympiques. On y trouve essentiellement des bouteilles en plastique ou en verre, mais aussi d’autres types de déchets dangereux comme des plaques d’amiante. Des décharges qui existent… depuis les années 1960 et que Nestlé n’a jamais cherché à faire disparaître. Comme quoi une multinationale peut à peu près tout se permettre.