Deux agences sanitaires, Santé publique France et de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, montrent que les personnes vivant près des vignes « sont plus exposés aux produits phytopharmaceutiques » que les autres. Sont notamment concernées les familles de six régions viticoles (Grand Ouest, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine), au total plusieurs millions de personnes. La présence de 56 substances toxiques dans l’urine et les cheveux des personnes concernées ont été révélées, ainsi que dans l’air extérieur, les poussières, l’air des habitations, plus quelques potagers. La majorité de ces substances sont spécifiques à la culture viticole, connue pour sa forte consommation de ces produits et sa proximité des habitations. Quant à la puissance publique elle se garde d’intervenir et de risquer de se braquer le très puissant lobby vinicole.