Devant les galonnés réunis pour l’écouter Macron en a remis une couche sur le Service national universel (Snu), une sorte de préparation militaire volontaire destinée aux jeunes de 15 à 17 ans. Créée en 2018 et présenté comme mesure phare de l’Élysée, le Snu n’a pas été, jusqu’ici, un franc succès. Le Président a promis de le réformer d’ici l’automne. Mais, dans son entourage, certains n‘hésitent plus à parler de rétablir le service militaire obligatoire, aboli en 1997, et qui, dans sa forme nouvelle, serait élargi aux filles. Selon un rapport publié par le Haut commissariat au plan, le retour du service militaire obligatoire pour une durée de six mois « permettrait de renforcer la culture de défense et la mixité sociale ». Bref sous une forme ou une autre on discute des meilleurs moyens de militariser les jeunes. Mais pas question pour la jeunesse de se laisser embrigader en vue de la prochaine « der des ders ». Et, pour reprendre un couplet d’une chanson de Georges Brassens, « la musique qui marche au pas, cela ne me regarde pas »