En clôture des journées de l’université du Parti socialiste à Blois (Loiret), le premier secrétaire, Olivier Faure, s’est porté officiellement candidat à la succession de François Bayrou si ce dernier chute le 8 septembre. Après avoir répété qu’il ne voterait pas la confiance au Premier ministre, il a affirmé : « Nous sommes volontaires pour être les suivants », mettant sur la table « une autre manière de gouverner » avec « l’engagement de ne pas utiliser le 49-3, ce qui mécaniquement nous obligera à trouver des compromis texte par texte. » Compromis avec qui ? Les macronistes et la droite bien sûr. Une politique que défend ouvertement de son côté l’ancien Premier ministre socialiste, Bernard Cazeneuve, qui a lancé un appel à un « compromis » budgétaire, qui irait du PS à la droite, en passant par le bloc central. C’est ce que Faure appelle sans doute « donner un débouché politique » au mouvement « Bloquons tout » du 10 septembre. Une tambouille qui ne trompe plus grand monde.