Nos vies valent plus que leurs profits

Féminicides : des risques accrus en période de canicule

Les associations d’aide aux victimes des féminicides et de leurs familles lancent un cri d’alarme. Si tout le monde est conscient que la canicule favorise les incendies et nuit gravement à la biodiversité, par contre on ignore souvent son influence sur les féminicides. Pourtant, publiée en avril dernier, une étude de l’ONU, intitulée Les corrélations entre les inégalités de genre et le changement climatique, souligne que le réchauffement climatique entraîne une recrudescence des violences sexistes, notamment pendant les vagues de chaleur, où elles augmenteraient de 28 %. Anne-Cécile Mailfert, la présidente de la Fondation des femmes, explique à ce propos que lors des épisodes caniculaires, « on constate plus de violences masculines de manière générale, mais surtout sur les femmes… les esprits s’échauffent plus facilement quand il fait chaud » et que la probabilité d’être en « huis clos avec (son) conjoint » augmente. De plus les personnes qui pourraient procurer de l’aide aux femmes victimes (proches, associations ou institutions) sont moins présentes l’été. Depuis le mois d’août au moins trois femmes sont mortes victimes de féminicides, et une quatrième y a échappé de justesse.