Après Pétain, c’est le dictateur espagnol Franco que l’extrême droite française a honoré d’une messe. Pour le tirer de l’enfer où erre son âme, sans doute ? Le bourreau de la révolution de 1936-1939 a fait massacrer des centaines de milliers d’opposants après sa victoire, puis imposé un black-out total sur ces tueries. L’Espagne compte 6 000 fosses communes, la plupart jamais exhumées, et 114 000 victimes sont toujours portées disparues. Faire toute la lumière imposerait un bras-de-fer avec les héritiers politiques de Franco. En fait probablement une nouvelle révolution. Victorieuse, celle-là.