Il aura fallu attendre 65 ans après l’indépendance de ce pays africain pour que Paris reconnaisse officiellement que la France avait mené une guerre contre les mouvements insurrectionnels au cours de laquelle « les autorités coloniales et l’armée française ont exercé des violences répressives de nature multiple ». Macron a envoyé une lettre en ce sens à son homologie gabonais. Les crimes du colonialisme français dans ses anciennes colonies sont innombrables, depuis Madagascar au Vietnam, en passant par l’Algérie ou Haïti. Mais il ne les reconnait qu’au compte-gouttes. Ce qu’il appelle sans doute le devoir de mémoire qui flanche.