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Genève : le sommet sur le plastique se termine par un échec

Comme c’était prévisible les 185 pays réunis pour tenter de rédiger un traité international pour lutter contre la pollution plastique s’est terminé par un fiasco. Pourtant la situation est dramatique. 430 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année et 15 tonnes de déchets sont rejetées chaque minute dans l’océan. Mais pour les États pétroliers du Golfe et d’ailleurs, comme l’Iran et la Russie, cette production est une mine d’or et pas question de la diminuer, et encore moins de l’arrêter. Ils veulent bien discuter de la question du recyclage des déchets mais rien de plus. Les affaires sont les affaires. Mais il est indécent de voir Macron ou sa ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, se dire « déçus » ou « en colère » à propos de cet échec alors que les mêmes détricotent chez nous la (modeste) législation écologiste pour faire plaisir aux industriels ou à l’agro-business. Et la promulgation récente de la loi Duplomb par le locataire de l’Élysée est le dernier exemple en date de cette politique.