Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a annoncé qu’il suspendait pour une période de trois mois l’examen des demandes d’asile des migrants arrivant à bord de bateaux en provenance d’Afrique du Nord. Il a ajouté que tous les migrants entrés illégalement seraient arrêtés et détenus. Il a repris, au passage, le refrain cher à une bonne partie de l’extrême-droite européenne selon lequel les îles grecques feraient face à « une invasion migratoire ». En réalité, depuis le début de l’année, 7 300 migrants sont arrivés dans le pays par les îles de Gavdos et de la Crête. On est très loin d’une invasion. Mais cette mesure teintée de racisme est purement démagogique. Quant à l’Union européenne, elle n’a toujours pas réagi.