L’ex-président syrien Bachar al-Assad, aujourd’hui réfugié en Russie, échappe à son mandat d’arrêt en France, qui a été annulé par la Cour de cassation. C’est en novembre 2023 que ce mandat avait été lancé contre le dictateur syrien pour complicité de crimes contre l’humanité et crimes de guerre pour avoir utilisé, en 2013, du gaz sarin contre la population civile qui avait fait plus de mille morts. La Cour de cassation a estimé qu’aucune exception ne pouvait lever l’immunité personnelle absolue d’un chef d’État en exercice, ce qui était le cas d’al-Assad à l’époque. Les génocidaires ne sont condamnés ou tout simplement exécutés sans jugement que quand ils sont pris par des ennemis puissants, souvent eux-mêmes criminels de guerre, et ne disposent pas de suffisamment d’appuis, tels Saddam Hussein ou Khadafi. Un génocidaire comme Netanyahou ne sera sans doute jamais condamné. Une justice internationale dans un monde impérialiste où seules comptent la richesse et la puissance est une illusion.