Nos vies valent plus que leurs profits

La CPAM devant la justice

À Nantes, le 26 juin dernier, une travailleuse en arrêt maladie a assigné l’Assurance maladie en réfèré. En cause, le logiciel Arpège censé facilité le traitement des indemnités, mais qui, en réalité, bloque leur versement depuis des mois, plongeant près de 15 000 assurés dans la précarité. Des salariés des CPAM de Loire-Atlantique et de Vendée, à bout de nerf face à la maltraitance sociale qu’ils doivent gérer au quotidien, se sont mis en grève à plusieurs reprises pour demander le retrait du logiciel maudit. Mais Arpège n’est pas une exception. À la Sécurité sociale, bon nombre de logiciels achetés à des prestataires extérieurs empêchent le bon traitement et le versement des droits des allocataires. Un système qui enrichit les acteurs privés au détriment des plus pauvres.