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La peine capitale pour un post Facebook : Kaïs Saïed, tueur suprême

Le 1er octobre, le tribunal de première instance de Nabeul, en Tunisie, a prononcé une condamnation à mort contre Saber Chouane. Son crime ? Le journaliste sur un compte suivi par très peu de personnes a critiqué le président Kaïs Saïed sur Facebook avec un pseudonyme satirique « Kaïs Ettais » (Kaïs l’infortuné). Les chefs d’accusation vont de « acte obscène contre le président », à « tentative d’agression visant à modifier l’appareil de l’État ». Cette nouvelle a choqué la population, à raison. Aucun condamné n’a été exécuté depuis 1991, mais Saïed, qui emprisonne et condamne à tour de bras, sort désormais la peine capitale pour un post Facebook. On imagine déjà la prochaine étape : la pendaison pour un like suspect ? La révolution trahie n’a jamais eu aussi mauvaise mine.