À l’appel des organisations syndicales (SGJ-FO, SGLCE-CGT, SNJ, SNJ-CGT et SNPEP-FO) une assemblée générale de l’ensemble des employés du Parisien a exprimé la colère et la frustration des salariés face à la décision du propriétaire du titre, le milliardaire Bernard Arnault, patron du groupe de luxe LVMH, de céder le titre à un autre milliardaire, Vincent Bolloré, qui possède déjà de nombreux journaux, des chaînes de télévision et des stations radio auxquels il impose une ligne éditoriale ultra-réactionnaire et proche de l’extrême droite. On comprend l’anxiété des salariés de passer sous la houlette du magnat breton. Sauf qu’une des beautés du régime capitaliste est que celui qui possède la propriété de l’entreprise peut en faire ce qu’il veut. La liberté et la pluralité de la presse, majoritairement aux mains d’un petit groupe d’ultra-riches, peuvent aller se rhabiller.