Nos vies valent plus que leurs profits

Le ras-le-bol du mouvement associatif

Un peu partout dans le pays, des membres de milliers d’associations ont manifesté samedi 11 octobre pour dire : « Ça ne tient plus ! » Ils protestaient pour dénoncer la précarité des acteurs associatifs dans un contexte de réduction des subventions publiques. Sport, culture, musique, crèches, solidarité, services médico-sociaux, etc., les domaines d’intervention de ces associations sont très larges et elles suppléent souvent à la carence des pouvoirs publics. « Le temps que l’on consacre à rechercher des financements, c’est ça de moins pour les actions de terrain », regrette Morgane Raguenet-Pré, coordinatrice de la Fédération régionale de Nouvelle-Aquitaone des centres d’information sur les droits des femmes et des familles. « On est épuisés et dans l’incertitude totale », poursuit-elle. « Ce sont les personnes qu’on accompagne qui en paient le prix. » Car toutes les subventions qu’elles peuvent recevoir – des communes, des départements, des régions et de l’État – sont en baisse. Et la situation risque d’être encore pire l’an prochain. La seule façon de voir leurs crédits augmenter serait pour les associations de produire des canons, des chars d’assaut et des drones de combat…