Nos vies valent plus que leurs profits

Le service national universel disparait. Tant mieux !

Promis par Emmanuel Macron dès 2017, le service national universel (SNU) était supposé donner aux jeunes âgés de 15 à 17 ans un avant-goût de l’armée, avec des journées qui débutaient par la « levée des couleurs » (drapeau et hymne national), alors que le port de l’uniforme était de rigueur. Il voulait à terme instaurer un « service national » obligatoire d’une durée d’un mois pour les jeunes âgés de 18 à 21 ans, encadré par les armées et la gendarmerie nationale. Mais devant le peu de succès rencontré par cette initiative auprès de la jeunesse (35 700 jeunes inscrits pour 66 000 places en 2025) et son coût (entre 80 et 100 millions d’euros par an), Lecornu a décidé d’y mettre fin au 1er janvier 2026. Mais Macron a d’ores et déjà promis qu’il voulait « donner à la jeunesse un nouveau cadre pour servir, selon d’autres modalités, au sein de nos armées ». Bref le SNU disparait mais l’objectif de faire marcher au pas la jeunesse demeure. À bas l’armée !