Une enquête menée par le quotidien britannique The Guardian, et les magazines israélo-palestiniens +972 et Local Call, révèle comment Israël a espionné, piraté et fait pression sur le personnel de la Cour pénale internationale (CPI) enquêtant en 2021 sur de possibles crimes de guerre commis par l’État hébreu en Cisjordanie occupée. Intitulée « Surveillance et interférence : la guerre secrète d’Israël contre la CPI dévoilée », cette enquête a été publiée une semaine après que le procureur de la CPI, Karim Khan, a réclamé des mandats d’arrêt contre Benjamin Netanyahou et des dirigeants du Hamas. C’est la prédécesseure de Khan, Fatou Bensouda, qui a été victime de ces attaques. Le chef du Mossad, Yossi Cohen, un proche allié de Netanyahou, avait fait intercepter ses communications (appels téléphoniques, messages, courriels…) et l’avait même directement menacée en lui déclarant : « Vous devriez nous aider et nous laisser prendre soin de vous. Vous ne voulez pas vous engager dans des choses qui pourraient compromettre votre sécurité ou celle de votre famille. » L’État sioniste est loin d’être le seul à utiliser ces méthodes de voyou, mais il le fait avec un cynisme provoquant.