Nos vies valent plus que leurs profits

Marseille : stop à la répression des lycéens mobilisés contre un budget d’austérité et de guerre ! Abandon de toutes les poursuites !

Mercredi 8 avril, personnel enseignant et non-enseignant, élèves et parents d’élèves mobilisés depuis début mars à Marseille contre les restrictions budgétaires dans l’éducation, soutenus par l’intersyndicale, organisaient un rassemblement sur la Canebière pour dénoncer la répression dont sont victimes les élèves mobilisés.

« Ce qu’on veut, c’est pas des insultes ni des coups de boucliers, encore moins des gardes à vue, ce qu’on veut c’est être entendus », résumait un lycéen au micro, en dénonçant le mépris, les intimidations, et les démonstrations de force de la police.

Depuis le début de la mobilisation, huit lycéens ont été interpellés devant leur établissement – ou même à domicile ! – pour avoir participé à des actions de blocage, avec des gardes à vue qui ont duré jusqu’à 48 heures, et des poursuites judiciaires encore en cours. Une répression policière lourde, qui s’est doublée dans certains cas d’une répression également au sein des établissements, avec comme objectif de « faire des exemples ».

« On est très inquiets de cette répression, d’autant qu’on nous demande d’y participer, de dénoncer des élèves, ce qu’on ne veut absolument pas », soulignait aussi un AED (assistant d’éducation).

« Du fric, il y en a, rendez-le-nous ! »

À quelques jours des vacances scolaires, le rassemblement se voulait aussi une échéance de plus de la mobilisation, après les journées de grève du 10, 17, 26 et 31 mars, parce que chacun était convaincu que la meilleure réponse face à la répression, c’est de faire encore grossir le mouvement.

Alors que le gouvernement vient d’accorder une rallonge de 8,5 milliards supplémentaires pour l’achat de munitions, une enseignante signalait : « Assez de subir et de se laisser mépriser ! Du fric, il y en a ! Rendez-le-nous ! Rendez-le à l’éducation, rendez-le aux hôpitaux, aux services sociaux, à tous les services utiles à la population. »

À la rentrée, les rendez-vous sont déjà pris : alors qu’au moins un lycée sera en grève dès mardi 28 avril, le jeudi 30 se profile comme la prochaine grosse journée de mobilisation, avec un appel à la grève ainsi que l’organisation d’un meeting-concert pour se regrouper et constituer un cortège de l’éducation mobilisée contre l’austérité et la guerre dans la manifestation du 1er mai.

13 avril 2026. Correspondantes