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Nucléaire iranien : la paille et la poutre

Les ministres des Affaires étrangères français Jean-Noël Barrot, britannique David Lammy, allemand Johann Wadephul et la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, se sont entretenus par téléphone avec leur homologue iranien Abbas Araghchi, pour lui rappeler qu’ils étaient prêts à appliquer des sanctions contre l’Iran s’il n’y avait pas de progrès dans les négociations destinées à empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire. C’est le même prétexte qui avait été utilisé il y a quelques mois par Israël et les États-Unis pour se livrer à des attaques aériennes contre le pays qui constituerait un risque nucléaire majeur pour la région. Une douce plaisanterie. Au Moyen-Orient, un seul pays est doté de l’armée nucléaire : Israël. Et bien que Jérusalem ait toujours refusé de confirmer ou de démentir détenir de telles armes, les experts indépendants estiment que l’État sioniste possède une soixantaine d’ogives nucléaires mis au point à l’origine, dans les années 1950, avec la coopération… de la France. Cela ne dérange donc pas les puissances occidentales, pas plus le fait qu’Israël a toujours refusé d’adhérer au traité de non-prolifération des armes nucléaires. Et là pas question de lui appliquer des sanctions.