Les 68 employés d’une papeterie de Nersac (Charente) ont été licenciés en février dernier par leur employeur, Lecas industrie, qui dépend du groupe Hamelin, l’un des leaders européen du secteur. Depuis le mois de juin, ils ne touchent ni salaires, ni indemnités, ni aide d’aucune sorte, en dépit d’un PSE validé par l’Etat, car Lecas a depuis demandé sa liquidation judiciaire et affirme ne pas être en mesure de tenir ses engagements. Les salariés ne peuvent même pas s’inscrire à France Travail en attendant que l’imbroglio administratif soit réglé… Leur avocat dénonce une escroquerie et un règlement de comptes consécutif à des luttes menées dans l’entreprise contre des licenciements de délégués du personnel.
Ces employés doivent donc attendre une réunion du tribunal de commerce, sans toucher un sou, pour connaître leur sort. Dans une période où les licenciements se multiplient, ce cynisme patronal et ce mépris des institutions pour la vie quotidienne des travailleurs exigent une large riposte.