Nos vies valent plus que leurs profits

Quand Boualem Sansal joue les faux naïfs

Interrogé sur France Inter, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a affirmé « ne pas comprendre » pourquoi plusieurs dizaines d’auteurs avaient quitté la maison d’édition Grasset après le limogeage de son PDG, Olivier Nora, par l’actionnaire principal, le milliardaire Vincent Bolloré. Le fait que ce dernier intervienne de façon intrusive dans l’empire médiatique qu’il contrôle ne lui pose aucun problème. On apprend au passage que ce dernier lui avait proposé un million d’euros pour quitter sa maison d’édition primitive Gallimard, et passer chez Grasset pour publier son nouveau livre qui paraîtra début juin. Questionné sur comment il se sentait chez Grasset, il a affirmé : « Je me sens super bien, franchement. » Pas étonnant de la part d’un écrivain habitué de longue date à collaborer à des publications d’extrême droite et qui, avant même son incarcération en Algérie, était encensé par les médias les plus réactionnaires.