Près d’une trentaine de chefs d’État et de gouvernement, dont Emmanuel Macron, vont se retrouver lundi 27 janvier en Pologne pour commémorer le 80e anniversaire de la libération d’Auschwitz-Birkenau par les troupes soviétiques. C’est dans ce camp que périrent 1,1 million de personnes, dont un million de Juifs. Cette commémoration va être l’occasion de généreuses déclarations sur l’horreur de la guerre, le respect des droits humains, le « plus jamais ça ». C’est un peu vite oublier que la Seconde Guerre mondiale (60 millions de morts dont 6 millions de Juifs) fut provoquée par le conflit entre puissances impérialistes – dont certains représentants assisteront à la cérémonie – qui, une fois le conflit mondial terminé, se lancèrent dans des guerres coloniales qui firent des dizaines de millions de victimes supplémentaires. Cerise sur le gâteau, le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a annoncé que Benyamin Netanyahou et les autres dirigeants israéliens seraient les bienvenus s’ils venaient et que les mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale qui les visent pour crimes de guerre et crime contre l’humanité à Gaza ne seraient pas appliqués. Moralité : un génocide peut en cacher un autre.