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Santé mentale des jeunes : le cri d’alarme de la Fédération hospitalière de France

Dans son dernier rapport la Fédération hospitalière de France souligne « les difficultés d’accès massives » aux soins des jeunes en souffrance psychique. Elle souligne l’impact marqué de cette souffrance en particulier chez les jeunes femmes. Entre 2019 et 2024 « les hospitalisations pour tentative de suicide ont bondi de 16,6 % chez les jeunes avec des pics vertigineux chez les adolescentes (+118 % pour les 10-14 ans, +76 % pour les 20-24 ans) ». Ce mal-être est, en grande partie, le reflet d’une société malade d’une crise économique et sociale endémique, de la guerre, de relations familiales dégradées, du sexisme, du machisme, d’un climat général délétère, de la perception d’une hostilité ou d’une incompréhension venant du monde adulte, etc. En plus, face à cela, les jeunes en souffrance et leurs parents sont confrontés à un système de soin à bout de souffle avec des centres médico-psychologiques saturés. Et le gouvernement se contente, comme d’habitude, d’effets d’annonce. Il avait déclaré, en 2025, la santé mentale « grande cause nationale », mesure qu’il a prolongée en 2026 sans rien faire de concret sur le terrain. Cerise sur le gâteau, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé la nomination « prochaine » d’un délégué interministériel à la santé mentale. Mais aucune mesure concrète pour financer le système de soin. Comme habitude…