La Cour des comptes estime que si l’on veut ramener la Sécurité sociale à l’équilibre d’ici 2030, il faudra trouver dix milliards d’euros d’économies ou de nouvelles recettes chaque année. C’est-à-dire six milliards supplémentaires en plus des quatre milliards d’économies déjà prévues par l’exécutif. La Cour suggère « d’élargir le périmètre » des franchises médicales et participations forfaitaires – c’est-à-dire la somme non remboursée sur les consultations médicales, les médicaments, les transports sanitaires et les actes paramédicaux. Or le montant de cette somme non remboursée a déjà doublé en 2024. Les assurés sociaux pourraient ainsi payer une franchise chez le dentiste ou la sage-femme – comme celle payée chez le médecin – ou même sur les prestations des pharmaciens d’officine et sur l’achat de dispositifs médicaux. Autre mesure préconisée : réduire les « hospitalisations inadéquates », notamment les séjours trop longs qui concernent « 30 000 patients en moyenne » quotidiennement dans les établissements publics et privés, par exemple des personnes âgées qui ne trouvent pas de place en Ehpad ou des malades très précaires et isolés n’ayant pas de solution de sortie. Un plan anti-social qui inspirera, soyons en sûrs, les candidats les plus réacs à l’élection présidentielle.