Il y a 80 ans, le 24 octobre 1945, la charte des Nations unies était ratifiée. L’organisation internationale, fondée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale avec l’objectif affiché de maintenir la paix et la sécurité, n’a garanti ni l’une, ni l’autre. Elle faisait suite à la Société des Nations, créée au lendemain de la Première Guerre mondiale, qui sombra avec la Seconde et que Lénine qualifiait de « caverne de brigands ». Dès l’origine, l’ONU – qui regroupe aujourd’hui 193 États membres – a été sous la coupe des grandes puissances (États-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Chine) qui ont le droit de veto sur toutes ses décisions. Rien d’étonnant dans ces conditions qu’imposer la paix sans leur accord dans un endroit quelconque du globe est mission impossible. Le seul point positif de l’ONU a été, à travers ses agences consacrées notamment aux enfants (Unicef), à l’alimentation (FAO), à la culture (Unesco) ou à la Santé (OMS) de dénoncer des situations souvent intolérables. Mais jamais elle n’a pu résoudre les crises, humanitaires ou autres, qu’elle dénonçait. Et pour cause. Car pour cela elle aurait dû s’en prendre au système lui-même, dont elle est partie intégrante.