45 militants pro-démocratie reconnus coupables de « subversion », en vertu de la loi sur la sécurité nationale promulguée par Pékin en 2020, ont été condamnés à des peines allant jusqu’à dix ans de prison ferme. Leur crime : avoir organisé une primaire officieuse destinée à sélectionner des candidats de l’opposition en vue des législatives à l’assemblée locale. 610 000 personnes avaient pris part à cette primaire, soit un habitant sur sept. Les autorités avaient finalement renoncé à l’élection de l’Assemblée et instauré un système de désignation des députés. Alors que les organisations de défense des droits humains ont vivement protesté contre ces arrestations, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a estimé que les critiques contre ce procès « profanent et piétinent » l’État de droit. C’est sans doute de l’humour pékinois…