L’Assemblée nationale a adopté dans l’urgence la prolongation jusqu’à fin 2026 de la dérogation qui permet d’utiliser les titres-restaurant pour acheter tous les produits alimentaires. C’est au tour du Sénat de se pencher sur la question. Les députés ont présenté cette mesure comme un geste social en direction des salariés. Foutaise ! Si les chèques-restaurants (financés à moitié par les patrons) sont bien utiles aux cinq millions de salariés qui en bénéficient, leur utilisation, au delà des commerces de la restauration, dans les supermarchés et les magasins de proximité vient du fait que les salaires seuls ne suffisent souvent pas à de nombreux foyers pour joindre les deux bouts. C’est un petit plus bien utile, mais qui ne remplace en rien des salaires décents et des augmentations en ligne avec l’inflation. Ce dont la majorité des députés et sénateurs ne veut pas entendre parler.