Sous forme d’un décret publié le 29 janvier dernier, le Maison-Blanche a décidé d’imposer d’importants droits de douane à tous les pays qui exporteraient du pétrole vers Cuba. Au même moment, pour se maintenir au pouvoir, le gouvernement vénézuélien de Delcy Rodriguez, principal fournisseur de pétrole de la Havane, dans un courageux acte « d’anti-impérialisme », a arrêté toute exportation vers Cuba sous la pression des États-Unis.
En conséquence, Cuba se retrouve étranglé. Les universités sont fermées, des transports en commun sont à l’arrêt, de même que des centres de santé. L’industrie du tourisme, sur laquelle l’État cubain comptait pour faire rentrer des devises, est totalement à l’arrêt, les hôtels ferment et les aéroports n’ont plus assez de kérosène.
Le NPA-R dénonce fermement le renforcement du blocus contre Cuba qui dure depuis 1961. Avec cette offensive, les États-Unis veulent renforcer leur domination sur la région, reprendre la main sur l’économie cubaine d’où ils ont été chassés en 1959 suite au renversement du dictateur Batista par une révolution populaire et paysanne dirigée par les « barbudos » Castro et Guevara.
Les représentants du gouvernement cubain, au lieu de s’appuyer sur les luttes des ouvriers et paysans de Cuba, font de la diplomatie en comptant sur la solidarité des États bourgeois et l’appui de certains secteurs patronaux. La Russie et la Chine refusent d’envoyer du pétrole à Cuba pour ne pas se fâcher avec Trump. Quant aux hypocrites gouvernements dits de gauche en Amérique latine, qui se prétendent amis du peuple cubain, Lula au Brésil, Boric au Chili, Delcy Rodriguez au Venezuela, tous refusent d’apporter de l’aide énergétique. Sheinbaum, présidente du Mexique, a aussi cédé face aux menaces américaines.
Pour stopper cette nouvelle offensive de l’impérialisme américain, les classes populaires cubaines ne peuvent compter que sur la solidarité des travailleurs du monde entier. C’est cette mobilisation et conscience internationaliste que nous devons chercher à construire aujourd’hui.
17 février 2026, Victor Mendez