Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a dénoncé les « crimes de guerre » du Hezbollah après la mort de deux soldats français qui faisaient partie des casques bleus de l’ONU. Il a ajouté : « On veut surtout que les responsables soit punis pour les crimes qu’ils ont commis » assurant que la France faisait pression sur les autorités libanaises pour obtenir des informations. Mais, dans le même temps, pas un mot sur les « crimes de guerre » commis dans le pays par Israël dont l’intervention a fait au moins un millier de morts (dont 116 enfants), 2 500 blessées (dont 334 enfants), plus d’un million de personnes déplacées alors que l’armée sioniste rasait plus d’une cinquantaine de villages, interdisant à leurs habitants de revenir. Il s’agit non seulement de « crimes de guerre » mais aussi de « crimes contre l’humanité » que Barrot et Macron se refusent à voir et à fortiori à condamner.