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Égypte : la chasse aux réfugiés érythréens est ouverte

Plus de 3 000 réfugiés érythréens, qui fuyaient la dictature sanglante de leur pays dirigé depuis 1993 par Issaias Afwerki, ont été arrêtés depuis début janvier. Selon l’ONG Human Rights Concern–Eritrea (HRCE), ils ont été victimes de « coups et brûlures », de « refus de soins médicaux », ainsi que des « violences sexuelles ». Cette répression est en liaison directe avec le rapprochement du président égyptien Sissi avec son collègue érythréen du fait de leur hostilité commune à l’Éthiopie voisine. L’Érythrée est régulièrement épinglée par les organisations de défense des droits humains qui soulignent que les dissidents disparaissent au goulag et que des civils sont enrôlés de force et à vie dans l’armée. Plus de 10 000 prisonniers d’opinion – dont des journalistes, des dissidents politiques ou des membres de minorités religieuses – sont détenus dans ses prisons. Quant à l’Égypte, elle compte des dizaines de milliers de prisonniers politiques, militants, journalistes et figures de l’opposition dans ses geôles. Une entente cordiale entre deux régimes sanguinaires.