Nos vies valent plus que leurs profits

Les salles d’usines

Madame Anne de Guigné, journaliste au Figaro, a écrit dans un article du 12 avril « que les salles de musculation jouent sur la nostalgie de l’usine » et que « les codes du sport et du travail se brouillent ». Alors le patronat regrette peut-être les siècles révolus : quand ils font travailler leurs salariés dans la misère et le plus longtemps possible, est-ce par nostalgie de l’esclavage ou de la monarchie ? Et quand ils critiquent l’immigration, qu’ils stigmatisent les Noirs et les Arabes, est-ce en souvenir de la colonisation ? Mais si les gens vont à la salle de sport, c’est pour leur bien-être et aussi pour ne pas être cassés quand les patrons les autorisent enfin à prendre leur retraite. C’est peut-être aussi pour évacuer une partie de leur frustration et de leur haine envers leur direction qui les stresse et les prend pour des « ressources » jetables.