La fondation pour le Logement des défavorisés révèle qu’il existe deux fois plus de discriminations envers les personnes en situation de handicap qui recherchent un logement. Des discriminations qui visent des personnes atteintes de handicaps moteurs, vis-à-vis de l’adaptation des logements pour les fauteuils roulant par exemple, mais aussi envers les personnes dont les handicaps sont moins visibles : les malentendants, non-voyants ou ayant des troubles psychiques ou intellectuels. Les personnes âgées qui ont du mal à accomplir les gestes du quotidien sont également concernées. En 2005, il y a plus de vingt ans, avait été adoptée une « grande loi » sur le handicap supposée améliorer les choses. Mais, depuis lors, pas grand-chose a changé. Dans les faits il y a deux fois plus de déclarations de discriminations subies déposées par des personnes en situation de handicap (8,5 %) que par l’ensemble de la population (4,2 %). Quant à l’offre de logements sociaux adaptés, elle est insuffisante puisque seuls 18 % des logements sont considérés comme accessibles aux handicapés. Tant que le logement sera considéré comme une marchandise comme une autre, les plus faibles seront toujours les perdants.