Patrice Adam, le président de l’Association française de droit du travail et de la sécurité sociale, explique dans Le Parisien que, lors des entretiens d’embauche, certains recruteurs se livrent à des pratiques totalement illégales comme demander à une candidate de vider le contenu de son sac à main. Une pratique qui vient des États-Unis et qui est supposée permettre au recruteur de déterminer si la candidate est soigneuse et organisée. Mais demander de vider littéralement son sac devant soi, ou même de jeter un œil à son contenu, peut donner des informations confidentielles telle que sa situation familiale, son état de santé ou ses finances. Cela représente une atteinte à la vie privée, protégée par le Code civil, le droit européen et le Code du travail. De plus cela constitue une discrimination sexuelle puisque cet accessoire est majoritairement porté par des femmes. Ce qui n’empêche pas un nombre croissant de DRH et d’agences de recrutement de l’utiliser.