Le discours de Macron prononcé à la base navale de l’Île Longue, en Bretagne, sur le renforcement de l’arsenal nucléaire a été bien accueilli par l’ensemble des partis parlementaires, à droite et à l’extrême droite bien sûr, mais aussi à gauche. De Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon, en passant par Bruno Retailleau, de nombreux responsables politiques ont accordé des bons points au chef de l’État. Le Rassemblement national et les Républicains se sont réjouis que le décision finale d’utiliser l’arme nucléaire ne sera pas partagée avec les autres pays européens. De son côté, le leader de la France insoumise a salué de « bonnes décisions » se contentant de demander « une analyse minutieuse sur tous les plans » de la « dissuasion avancée » alors que le Parti socialiste souhaite que le Parlement puisse débattre de la question. Aussi bien la droite que la gauche donnent quitus au chef de l’État pour poursuivre à tout-va sa politique de réarmement. Ils s’alignent derrière le locataire de l’Élysée dans une union sacrée dont les classes laborieuses seront, encore une fois, les grandes perdantes.